Bonjour,
Dans le cadre de ma formation au blogging, j’ai été invitée à participer au concours entre participants qui consiste à écrire un article sur le thème de «l’indépendance ». Bien sûr, j’ai accepté. Je suis moi-même dénommée «Travailleur indépendant» depuis plus de 25 ans. Je ne saurais donc, que louer les facultés qui m’ont permis d’engager le processus qui dirige vers ces horizons.
Dans cet article, vous allez trouver 3 interrogations et découvrir 3 leviers pour situer votre degré d’indépendance sur un curseur. Vous découvrirez par rapport à quel critère l’indépendance se mesure et vous pourrez peut-être mobiliser un étonnement créatif, devant votre résultat. Alors démarrons et posons nous la première question.
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qu’est-ce que j’entends par indépendant ?
Dans ma vie professionnelle d’indépendant, j’ai toujours gardé un contact avec la vie institutionnelle, parce que j’y étais assurée d’une pseudo liberté. C’était, croyais-je, celle de l’intérimaire qui peut dire à tout moment « j’arrête…», celle du consultant formateur qui peut dire «oui – non, je travaille sur ce contrat », en référence à son cadre éthique…, toutes sortes de beaux aménagements qui me permettaient de garder camouflée… une vraie question: qu’ est ce que j’entends dans cette référence à l’indépendance ? est-que l’indépendant s’oppose ? et si oui, à quoi ? Voilà ce qui ouvrera la seconde question.
Voici mon premier levier: si vous preniez un instant de pause et qu’avec honnêteté, vous regardiez un moment ou -l’indépendant- en vous est aux commandes, dans une interaction avec l’autre…, que vous regardiez, s’il n’y a QUE de la certitude en vous , si tout est calme et posé en vous, ou si le ton monte, si votre affirmation ressemble à quelque chose…, comme une revendication en vous. Regardez cela, le plus calmement possible et faites lui la part belle pendant quelques instants. Restez présent à ce qui vient, avec quiétude, simplicité et accueil, autant que possible. Ne craignez pas l’étonnement !
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est-ce que l’indépendant s’oppose au dépendant ?
Sans aucun doute ! Il n’y a pas d’indépendance qui ne réfère pas à la dépendance ! C »est duel, c’est comme ça ! Ça marche avec les opposés ! Alors, Je me suis posée la question : «de quoi suis-je dépendante ?». Est-ce la question de l’obéissance qui me tarabuste, une sorte d’obéissance à l’envers, celle qui conserve la référence à la loi de l’autre et qui oblige à agir en référence à cet autre ? En somme, mon indépendance ne serait qu’une sorte de rébellion. Alors, j’ai compris mon choix d’indépendance comme une nécessité, une sorte d’illusoire résolution d’un conflit que je n’avais pas ouvert à l’intérieur de moi. Non, pas un choix libre, mais un choix au cœur d’une dépendance. Je n’étais pas, à l’époque, en capacité de me confronter à ma propre crédibilité face à l’autre et à l’institution. Voici donc notre critère de mesure, L’AUTRE.
Voici mon second levier: Continuez et reprenez un instant de pause et avec honnêteté, vous regardez un moment (le même ou un autre) ou -l’indépendant- est aux commandes dans une interaction avec l’autre…, vous regardez s’il y a de l’opposition en vous, s’il n’y a de la turbulence en vous, même si elle ne vous est pas familière. Regardez la, le plus calmement possible et faites lui la part belle pendant quelques instants. Deux options, soit l’opposition est idéologique et vous êtes soumis à cette idéologie, celle du rebelle ; soit l’opposition est constructive et vous êtes soumis à son expression. Restez présent à ce qui vient, avec quiétude, simplicité et accueil, autant que possible. Ne craignez pas l’étonnement !
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est-ce que l’indépendant supporte l’interdépendance ?
Grande interpellation : voici que L’AUTRE existe, autant que MOI (qui suis un AUTRE pour lui) et qu’ainsi, la véritable indépendance ne pourrait être qu’au mieux, une interdépendance ! Mais, comment suis-je passé de l’étape dépendante à l’étape interdépendante ? Comment la question de ma propre crédibilité, vis-à-vis des autres s’est imposée à moi ? Probablement la constance du désir d’entrer dans la rencontre avec moi-même, au lieu d’augmenter l’intensité de la friction avec l’autre, du fait de sa rencontre.
Voici mon troisième levier: Apprenez à croire en votre capacité de renouvellement, à prendre la place qui est la vôtre et à oser entrer dans le conflit, à devenir un point de repère pour les autres qui vont s’opposer par nécessité. Apprenez à exercer la possibilité de devenir ce que vous êtes et à exercer une sorte de leadership sur vous même et devenir attractif pour les autres
Je vous souhaite une bonne pratique de vie d’indépendant et vous dis à bientôt.
8 février 2012 à 16 h 29 min
Bonjour !!!
J’ai beaucoup aimé votre article car vous mettez le doigt sur la part de rebelle qui existe en toute personne qui est indépendante. En effet, il faut renoncer ou refuser ce que le groupe fait. Etre indépendant, c’est faire partie d’une minorité. C’est accepter d’être différent. C’est refuser de se conformer, d’être dans une norme. C’est certainement pour ça aussi qu’on a l’impression quand on est indépendant d’avoir oser, d’être sorti du moule, d’avoir pris un risque… Il faut être un peu rebelle pour sortir du moule… mais ça ne doit pas être l’unique motivation. Car l’indépendant doit contribuer à la construction de la société et d’un monde meilleur. C’est seulement en étant en harmonie avec les autres que l’indépendant pourra réussir. En harmonie, comme contraire de l’anarchie. Donc rebelle, oui, mais du côté positif, constructeur, plutôt que destructeur !
Très bel article, vous m’avez inspiré !
Millie
8 février 2012 à 20 h 18 min
Merci beaucoup Millie. Votre retour est le premier d’une personne que je ne connais pas et qui s’engage dans son propos. Alors cela me donne de l’élan pour continuer.
Du coup je suis allée voir votre blog et j’ai vu que vous avez de l’antériorité comme blogueuse. J’y retournerai surement.
Bonne continuation
Martine
8 février 2012 à 19 h 48 min
Je suis tombé sur ton blog via le concours de Bloguer TV, je voulais te partager le mien:
Voici mon article au passage:
http://reussiraucanada.fr/2012/02/l%E2%80%99independance-et-ma-definition-existe-elle-vraiment/
Bonne continuation.
Phalakone, « un laotien au Canada »
8 février 2012 à 20 h 15 min
Merci pour ton contact. Ce que j’ai aimé le plus dans ton article est le dessin qui l’ouvre. Vive le soleil !
Martine
9 février 2012 à 8 h 51 min
Coucou Martine,
Très belle réflexion, guidée par des considérations ô combien vraies !! J’espère que tu vas « perfer » au concours !
J’aime beaucoup ton idée sur : l’indépendant est forcément dépend de quelque chose !
Et, comme tu as raison de souligner que l’indépendance totale n’existe pas : on ne peut se construire et s’améliorer que par l’échange, et donc l’interdépendance.
Merci pour ces pistes !
Grégory
9 février 2012 à 18 h 06 min
Un sourire et une respiration élargie me vient en lisant ton commentaire. Merci Gregory