
Avez-vous déjà entendu cette phrase : « S’il n’y avait pas toutes ces contrariétés, tout irait bien ! »
Certainement,… peut-être même, l’avez-vous prononcée. Nos contrariétés sont-elles néfastes ? Certes elles nous font vivre des états désagréables et le plus souvent nous aimerions en être épargnés.
Oserais-je commencer par une remise en perspective radicale ?
Si vous êtes prêts, vous pouvez continuer à lire. Sinon passez votre route.
Nos contrariétés nous invitent…, mais à quoi?
Faisons l’hypothèse qu’il y a de la contrariété, parce qu’il y a de la prétention… c’est audacieux, non ?
Prétention peut s’écrire en deux mots: pré-tension, avec un « pré-tendu » sous-jacent, comme si nous étions dominés, aveuglés par une revendication. Comme si une évocation d’images s’interposait, dans lesquelles nous aurions déposé l’univers de nos attentes de nos peines, de nos joies, de nos déceptions, transformé en présupposés imaginaires. Nous voudrions que les choses soient ainsi, nous aimerions le revendiquer or elles ne le sont pas. Alors nous sommes contrariés.
Ainsi, nos contrariétés nous invitent à revenir à nous.
Elles nous aident à découvrir une certaine anxiété qui découle des écarts entre ce que la situation nous donne à vivre comme expérience renouvelante et ce que les forces sous-jacentes qui réfèrent à l’univers de notre construction mentale, nous donnent aussi à vivre et auxquelles nous sommes soumis sans le savoir.
Attention, ceci n’est pas une technique mais une pratique.
Généralement l’expérience de la contrariété fige notre regard sur la situation qui la déclenche.
… sous entendu, je voudrais qu’il soit encore dimanche et on n’est plus dimanche! (si vous voyez ce que je veux dire!…)
Essayez cette chose, détachez votre regard de la situation et portez le généreusement sur votre contrariété, à l’intérieur de vous, en cessant de vous contrarier avec cette histoire de contrariété. « On est lundi et dimanche c’était hier, c’est tout ».
Nos contrariétés nous invitent à une expérience d’accueil.
Accueillez ce que vous vivez, reconnaissez votre préjugé (ici,… la vie est faite pour rester au chaud…).
Si vous pouvez aller un peu plus loin. Accueillez la sensation qu’elle vous procure à l’intérieur de vous. Ne luttez pas, si vous sentez la proximité avec une émotion. Regardez-la et donnez-lui un nom. Ne la jugez pas, même si vous ne la comprenez pas. Accueillez-la, le plus naturellement possible.
Vous verrez que vous êtes loin de la contrariété initiale, « Ah, bon, on est lundi ? ! ».
Ainsi, faire la part des choses et regardez ce qui ne manque jamais de remonter à la surface, nous en apprendra toujours beaucoup sur nous-mêmes et surtout sur les opportunités de nous dégager des « pré-tensions » qui font les « tout va mal » du quotidien de la vie sociale.
Puissions-nous un jour, penser : « Il y a toutes ces contrariétés, et tout va bien ! »
Si vous êtes prêt pour en désirer plus sur la contrariété, inscrivez-vous sur ce blog et je vous envoie quelques autres pistes pour parfaire votre entrée dans cette nouvelle culture, celle qui allège le poids des contrariétés et des exigences ordinaire de la vie sociale.
Pour cela, soyez prêt à contrarier votre penchant ordinaire…,« S’il n’y avait pas toutes ces contrariétés, tout irait bien ! » .
N’oubliez pas de m’écrire un commentaire, ci dessous
Donnez-moi votre retour, dites moi si vous êtes concerné par ce propos, partagez votre expérience sur cet article, je vous lirai.

17 janvier 2012 Ã 17 h 49 min
Pour moi je vois bien la prétention quand je me plains qu’il pleut, ou que la voiture est en panne, ou que j’ai un rhume..
mais quand je me fais passer devant dans un magasin, quand le syndic de mon immeuble me réclame un arriéré d’eau exorbitant, quand les documents promis par une collègue n’arrivent pas à la date convenue, quand le voisin dans le train pousse à fond son walkman, quand la conjointe ou le conjoint ne referme pas à fond les couvercles de bocaux et que cela provoque des bris.. je ne trouve pas que ce soit de la prétention mais juste une demande légitime de respect d’une forme de contrat social. Et si je me dis : « c’est ainsi » et que je n’élève pas une protestation, j’accumule de la rancoeur (et des aigreurs d’estomac).
19 janvier 2012 Ã 14 h 22 min
Oui, il y a proximité entre contrariété et plainte du fait du ressassement. Mais dois-je passer par la case contrariété quand il s’agit de régulation ordinaire de cette forme de contrat démocratique qui veut que je puisse prendre la parole, sans état d’âme contrarié… ?
17 janvier 2012 Ã 20 h 36 min
çà c’est bien dit, vraiment comme on le pense, comment fais-tu pour decoder les mensées comme çà ???
merci
19 janvier 2012 Ã 17 h 46 min
En fait ce qui me contrarie est d’abord qu’une régle ou qu’un droit ne soit pas respecté, et ensuite de devoir prendre la parole pour faire respecter cette régle ou ce droit. Cette prise de parole me met en tension, et la contrariété me donne l’énergie pour l’oser… quand je l’ose.
Elle est jolie la photo, si tu peux l’agrandir un chouia ?
3 février 2012 à 22 h 07 min
La contrariété : « j’aurai aimé que cela se passe comme cela » et cela s’est passé autrement. Si c’est cela la contrariété, cela m’arrive souvent, j’en ai pris l’habitude – trêve de plaisanterie, ce que j’aime bien dans la contrariété, c’est qu’elle peut m’amener plus précisément vers un désir caché ou inavouée. Elle peut m’aider à préciser ce que tu nommes « vie intérieure ». Je trouve ce fait intéressant.
Merci de nourrir mon amour de la réflexion méditative. Oui, merci de ce que tu donnes.
A + Martine -