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Vie intérieure ou refuge opposé aux contingences de la vie sociale?

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La vie inétérieure dehors

Sagesse millénaire

Aujourd’hui, j’ai reçu ce poème d’un ami. Il a mis en commentaire : étonnant !

Oui, c’est étonnant, car le doute en nous est bien trop grand, devant les possibles d’une vie, non plus perçue comme une ennemie, mais comme une invitation à en découvrir les potentiels.

C’est bien de la vie intérieure que jaillissent nos perceptions du monde.

Est-il possible de concilier nos besoins profonds de vie intérieure, sans les dissocier d’une acceptation à l’égal, des contraintes et exigences ordinaire de la vie en société ?

La vie, l’autre, vécu intérieurement comme une menace, s’origine de notre construction psychique. On peut l’appeler le MOI.  Notre psyché s’est ainsi construite, dans la relation à l’autre et elle s’est alignée aux filiations culturelles qui lui ont données naissance.

C’est grâce à ces environnements qui nous a donné forme… que nous devenons aptes à vivre socialement.

Je vous expliquerais petit à petit dans d’autres articles, pourquoi nous avons besoin d’une vie intérieure, pour développer notre capacité à vivre ce  paradoxe,… une vie intérieure plus large que ce que notre perception nous en donne à croire et,… des contraintes et exigences d’une vie sociale qui semble la mettre en péril, à la moindre contrariété.

Un poème pour nourrir la vie intérieure.

Pour le moment, voilà le poème qui a étonné mon ami, et je fais le vœu qu’il vous rejoigne à votre tour…car il est bon pour la vie intérieure.

Cependant, ne pensez pas si facilement qu’il a été écrit comme d’aucuns le disent, par Charlie Chaplin, car le texte est trop contemporain pour ne pas croire qu’il est le fruit d’une transcription imaginaire.

« Le jour où je me suis aimé pour de vrai

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grand plans , j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert l’ Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient un allié très précieux.

Tout ceci est Savoir vivre ! »

Charlie Chaplin, selon beaucoup.

Mes remerciements à cette intelligence du cœur qui ne sera jamais assez souvent rappelée, quoique…!

3 Commentaires

  1. C’est un très beau texte.. La première fois que je l’ai rencontré c’était à Ruffieu lors d’un stage (les coïncidences..) ..Merci de lui donner une autre vie..

  2. Il est très beau ce poème, je l’avais déjà lu et ai encore découvert « des points de touche dans mon fort/fragile intérieur – et c’est bon. Ce que j’ai aimé à la lecture du poème, cette fois, c’est le fait qu’il montre une façon d’être et d’agir, ce qui compte aussi, même si je sais qu’au delà de toute les pensées, la vie intérieure n’a besoin de quoi que ce soit pour être – puisque c’est son essence que d’être – alors !
    A + Martine Je reviendrai bloguer

    • Oui, et d’ailleurs hier j’ai mis un commentaire au bas de la photo du méditant que j’ai mis dans l’article et qui portait ce titre: « une vie intérieure, une vraie….. »
      « Je ne puis penser qu’il y a une vie intérieure vraie et une fausse… Je ne puis penser qu’à une vie intérieure qui contient le vrai et le faux sur lesquels nous n’avons pas tous les savoirs. Mais la photo est magnifique. Elle m’évoque la vie – intérieure extérieure- sans distinction, -au dedans au dehors- d’un seul tenant .
      A bientôt Didier

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